L’engagement Pro Bono poursuit son essor : une forte mobilisation sur la campagne 2026 et un délai prolongé jusqu’au 30 avril pour déclarer vos heures
Dans la continuité de l’engagement croissant de la profession en faveur de l’accès au droit et de la solidarité, la campagne 2026 de reconnaissance du Pro Bono confirme une dynamique particulièrement forte. Le barreau de Paris invite l’ensemble des avocats concernés à déclarer leurs heures afin de valoriser leur engagement et d’intégrer la liste officielle de reconnaissance.
Pour figurer sur cette liste, il vous suffit de vous connecter au module de déclaration en ligne accessible depuis le site de l’Ordre des avocats de Paris (rubrique Vie du barreau / Liste d’avocats du barreau), puis de renseigner vos heures de Pro Bono réalisées au titre de l’année 2025. La déclaration est ouverte jusqu’au 30 avril 2026.
La campagne 2026 témoigne déjà d’une mobilisation significative, avec près de 300 avocats déjà déclarés sur la liste Pro Bono.
Parmi eux, environ deux tiers ont répondu au questionnaire facultatif. Les premières tendances qui se dégagent sont les suivantes !
- Près de 64% des avocats de la liste ayant répondu au questionnaire facultatif déclarent que leurs activités Pro Bono s’inscrivent principalement dans le cadre des politiques de leur cabinet, 20% dans le cadre d’engagements personnels et 11% dans le cadre des actions coordonnées par le Barreau de Paris Solidarité.
- Environ 40% de ces avocats font partie de cabinets de plus de 50 avocats, près de 25% font partie de cabinets comprenant entre 50 et 10 avocats, plus de 30 % de cabinet de moins de 10 avocats (dont les 2/3 se déclarent en exercice individuel)
- 90% des activités Pro Bono se déploient en France et 10% à l’international
- 70% des activités Pro Bono s’adressent principalement à des personnes morales et 30% à des personnes physiques
Le témoignage de Gaspard Clarou, avocat au barreau de Paris :
« Mon engagement dans le pro bono va de pair avec ma conception et ma pratique du métier d’avocat. Après une spécialisation en droit international public et plusieurs stages en arbitrage international, j’ai décidé d’exercer en droit des étrangers et en droit d’asile. J’interviens principalement au titre de l’aide juridictionnelle.
Depuis le début de mon activité, je participe très régulièrement, à titre pro bono, aux permanences juridiques organisées par le Barreau solidarité Paris. Ces permanences et les différents partenariats associatifs du Barreau solidarité me permettent de rencontrer des personnes précarisées ayant des difficultés à faire valoir leurs droits et à se faire entendre devant l’administration et devant les tribunaux (primo-arrivant.es, personnes vivant dans la rue, personnes atteintes de troubles psychiatriques…).
Ces permanences me permettent également d’exercer le métier d’avocat en dehors du cabinet, dans des espaces peut-être moins chargés symboliquement. Je me déplace ainsi dans des lieux dédiés à ces permanences, comme le bus à la Chapelle ou Porte d’Aubervilliers, ou l’espace d’accueil de Médecins du Monde. Je me déplace aussi sur les lieux de soins de personnes atteintes de troubles psychiatriques.
Enfin, ces permanences me permettent de travailler avec différents acteurs qui accompagnent les personnes exilées en France. Dans le cadre du dispositif « Accès au droit et à la santé mentale », je travaille avec les intervenants sociaux du GHU psychiatrie & neurosciences et les juristes de Droits d’Urgence. Sur le dispositif de la « perm psy », je suis en liens étroits avec les salariés et les bénévoles de Médecins du monde (psychiatres, psychologues, médecins généralistes et accueillants). Je n’oublie pas non plus les interprètes qui nous assistent au bus et à Médecins du monde. »